7 mai 2018

Travailler son cheval monté : ni trop tôt, ni trop tard.

En 2015 déjà, je m'interrogeais sur les raisons qui mènent à traditionnellement débourrer les chevaux à l'âge de 3 ans. Après recherche, je tirais la conclusion que c'était la plupart du temps par impatience ou pour raison économique, alors que le corps du cheval n'est mature que vers 7 ans. Je me jurais alors que le jour où j'aurais un cheval, je le monterais le plus tard possible pour le laisser grandir. Le temps a passé, j'ai bel et bien acheté un jeune... et mon avis a changé.



"Travailler" ou "travailler" son jeune cheval ?

  
Le premier problème que l'on rencontre lorsque l'on discute des jeunes chevaux, c'est de savoir ce qu'on appelle "travail". Travail à pied ? Travail monté ? Lui apprendre à marcher en main, c'est du travail ? Et lui apprendre à tourner en longe ? Lui enseigner le montoir ? Faire une balade rênes longues ? Personne n'a la même définition de ce qu'est le "travail" du poulain, difficile dans ces conditions de s'entendre.

Pour moi, on peut découper le travail du cheval en différentes étapes :

  • L'éducation : qui se fait dès les premiers jours du cheval jusqu'à ses 3 ans... et même toute sa vie ! L'éducation, c'est apprendre au cheval à être un cheval et lui apprendre à respecter l'humain. La première partie, il le fait très bien tout seul dans un troupeau en apprenant la vie en société avec ses congénères. Mais il faudra ensuite l'aider un peu pour apprendre à interagir avec son environnement : ne pas avoir peur de ce qui l'entoure mais plutôt être curieux, rencontrer le plus de situations différentes possibles pour le stimuler et lui apprendre à rester serein face à la nouveauté (vive les balades en main et séances de désensibilisation !). Quant au respect de l'être humain, c'est lui apprendre qu'on ne mord pas même pour jouer, qu'on respecte l'espace vital des bipèdes, l'habituer à se laisser toucher partout, à marcher en longe sans doubler, céder aux pressions, rester à l'attache calme etc etc... C'est vraiment la base de tout, du travail à pied comme monté, et il y a fort à faire ! L'éducation permet d'avoir un cheval bien dans ses sabots et "bien élevé", ce qui facilite grandement les relations et le travail pour tout le reste de sa vie.

  • Le débourrage : d'après le dictionnaire "donner à un jeune cheval le premier dressage à la selle et aux aides". Ce qui se traduit donc par accepter de porter une selle, un filet et affiner encore plus l'apprentissage des cessions en introduisant la longe et en montant brièvement dessus pour expliquer au cheval que la pression des jambes disparaît s'il avance, la tension sur les rênes se relâche s'il ralentit, la chambrière se remet en position de repos s'il s'éloigne/avance. C'est tout ! Une fois cela acquis, le débourrage est terminé ! Donc un jeune de 3 ans qui est monté régulièrement et commence à varier les exercices n'est plus au débourrage ! Il est au travail, le débourrage n'est qu'un temps d'apprentissage bien précis.

  • Le travail à pied ou le travail monté : le travail c'est donc finalement tout ce qui se passe après le débourrage (ou avant, car le travail à pied étant moins contraignant physiquement, il peut être commencé pour justement aider au débourrage) et qui n'entre pas dans l'éducation. Longe, longues rênes, balade, début du dressage, obstacle... Bien sûr, dans le travail il existe beaucoup de nuances et de différences d'intensité qu'il faut adapter selon l'âge, les capacités physiques et mentales du cheval... et c'est bien là la difficulté. Car si tout le monde est d'accord pour dire qu'un minimum d'éducation est nécessaire et qu'on a communément admis que le débourrage se fait à 3 ans, la question de quel travail faire à quel âge est très épineuse et personne n'a les mêmes pratiques ! 

Différence entre éducation, débourrage et travail...
Et quand on commence le travail monté, ne pas oublier
de faire son stretching pour éviter les courbatures !


Une étude prouvant que le travail monté serait bénéfique... dès 2 ans ?


Comme je disais, c'est vraiment la notion de travail, plus précisément sous la selle, qui est un peu dans le flou artistique. Certains vont travailler leur jeune cheval tout de suite après le débourrage à raison de 3 séances par semaine, d'autres vont faire une pause et attendre les 4 ans pour commencer le travail monté 15 min une fois tous les 15 jours en balade... Et voilà que maintenant certaines études prétendent qu'on pourrait même commencer le travail monté - oui le travail, pas le débourrage - dès 2 ans !

Un article de 2012 paru dans le Equine Vetenary Journal, "The association of 2‐year‐old training milestones with career length andracing success in a sample of Thoroughbred horses in New Zealand" ("L'association entre les étapes d'entrainement de chevaux de 2 ans et la longueur de leur carrière et leur succès en course d'après un échantillon de Pur-Sangs de Nouvelle-Zélande") a en effet servi de base à un article assez controversé d'Equisense mettant en avant les bienfaits du travail chez un poulain de 2 ans. Ahem. L'article a le mérite de soulever un sujet épineux et d'émettre quelques idées intéressantes, mais présente malheureusement beaucoup de problèmes, d'approximations et d'arguments complètements faux ! Reprenons du début.


  • Analyse de l'étude sur l'entrainement des Pur-Sangs à 2 ans

Equisense base la quasi totalité de son article sur la recherche citée ci-dessus, qui malheureusement comporte déjà de nombreux points faibles (oui, je l'ai lu intégralement) :

  1. Cette étude se base uniquement sur des Pur-Sangs, et encore un échantillon, ce qui n'est donc pas du tout représentatif de la population équine. On ne peut donc pas tirer de vérité générale de cette recherche.
  2. L'entrainement des chevaux de course n'a absolument rien à voir avec celui des chevaux d'équitation classique, quelle que soit la discipline ! Entrainer un poulain pour qu'il porte un cavalier de 50 kg au grand galop ou pour qu'il saute des barres avec facile 75 kg à porter, ce n'est pas du tout la même chose ! Donc quand bien même il serait bon pour les Pur Sangs de commencer à courir à 2 ans, on ne peut pas conclure que nos chevaux aussi peuvent commencer aussi jeune, leur travail n'a rien en commun !
  3. L'étude constate que les chevaux qui démarrent l'entrainement et les courses à 2 ans ont plus de victoires et plus d'engagements au cours de leur carrière... On peut tout simplement se dire que statistiquement, plus on commence une carrière tôt, plus on a le temps et l'occasion de concourir. Et forcément, plus on est engagé, plus on a de chances d'être classé...?
  4. L'étude ne se base que sur l'observation de chiffres : nombre d'engagements, nombre de courses courues, nombre de victoires etc. Il n'y a aucune recherche vétérinaire, aucun scanner, prélèvement, analyses de sang, RIEN qui confirme l'impact et les soi-disant bienfaits de l'entrainement précoce sur le corps du cheval. On constate simplement que les chevaux qui démarrent leur carrière tôt ont une plus grande longévité en course et on émet l'hypothèse que cela a peut-être (c'est écrit noir sur blanc dans l'étude "MAY be of benefit to musculoskeletal health", dernière ligne de l'étude) un impact positif sur les performances et donc le corps. Il est d'ailleurs écrit que si "il y a une forte association entre l'entrainement à 2 ans et la longueur et le succès de carrière", "l'étude ne peut montrer aucun lien de cause à effet" (dernier paragraphe) et que cette recherche comprend de nombreux biais (les changements d’entraîneur au cours de la carrière du cheval qui peuvent influer sur sa réussite, le niveau de l’entraîneur et du jockey...).
  5. Il faut également garder en tête qu'un cheval peut avoir une longue carrière sans être en parfaite santé (la magie des infiltrations, anti-inflammatoires et autres dopants....) ! Dès le début de l'étude, il est rappelé que les blessures atteignant le squelette/la locomotion sont très nombreuses et sont la première cause d'arrêt des Pur Sangs : une vraie problématique dans le milieu des courses, qui a d'ailleurs mené à cette première recherche dans l'espoir de trouver une solution pour limiter les risques. On remarque également que l'échantillon étudié pour cette étude se réduit considérablement entre les 2 ans et les 6 ans des chevaux : preuve que c'est bien quitte ou double, seuls les plus résistants ont véritablement une longue carrière.
Les poulains ont besoin de vivre en extérieur.
Là où je rejoins Equisense, c'est que la vie au pré est
indispensable pour un bon développement !


  • Analyse de l'article d'Equisense 

Du coup Equisense se base sur la lecture très partielle d'une seule et unique étude (ça fait peu pour en tirer des conclusions grand public) qui reconnait elle-même ses limites, et au passage délivre des informations un peu bancales...

  1. "Un cheval atteint sa taille adulte à 3 ans (...) et non à 7" : euh non. Les exemples de chevaux continuant de grandir jusqu'à 4, 5 , 6 et effectivement 7 ans pour les plus tardifs sont légions ! Dans la nature, il n'y a jamais de règle précises (est-ce qu'on arrête tous de grandir au même âge ? Est-ce que toutes les femmes ont leurs règles à 13 ans pile ?). Et quand bien même, atteindre sa taille adulte n'est qu'UN critère de croissance, cela ne veut en aucun cas dire que le corps (cartilages, muscles, tendons...) du cheval est suffisamment solide et mature pour porter un cavalier !
  2. J'avance, sans certitude je le reconnais, qu'Equisense pourrait avoir sortit ses chiffres concernant la croissance d'une étude de... 1983 ! Coïncidence ou pas, on retrouve les mêmes informations et les mêmes dessins en page 10 de l'article de W. Martin-Rosset, qui n'est plus vraiment à la page avec les avancées scientifiques de ces 35 dernières années.
  3. L'article d'Equisense se justifie en parlant beaucoup des cartilages des membres, qui effectivement sont finis vers 2-3 ans. Mais quid du reste du corps ? C'est bien le dos le plus long à se consolider et c'est sur cette partie que repose directement le poids du cavalier !
  4. Concernant ces mêmes cartilages, Equisense parle du fait qu'ils sont à la naissance homogènes et deviennent hétérogène avec l'exercice, c'est-à-dire se renforcent aux endroits sollicités pour s'adapter aux contraintes et exercices demandés, ce qui les rendraient plus performants. En réalité, pas vraiment. Le Dr Bennett, cette formidable vétérinaire qui a publié un calendrier sur  l'âge de la maturité du squelette (dont vous pouvez relire la traduction ici), a justement étudié les chevaux de course et cette adaptation du squelette (je vous spoil son constat : c'est mauvais et beaucoup de chevaux souffrent par la suite de tendinites et autres douleurs chroniques). Traduction par mes soins d'un extrait de son article qui en parle particulièrement (page 3) :
<< Les os des membres distaux des jeunes chevaux à l'entrainement se réorganisent en réponse à n'importe quelles tensions auxquelles ils sont confrontés. (...) Quand des scanners ou études post-mortem sont réalisées sur des jeunes chevaux qui ont subi ce "pré-conditionnement", on trouve qu'un côté de l'os du canon a épaissi en réponse aux tensions. Cela ne veut pas dire que l'os s'est fortifié, mais bien qu'il a été remodelé : la substance osseuse qui aurait été distribuée de façon égale par le puits osseux s'est simplement concentrée sur une seule partie de l'os. (...) 
Est-ce que ce conditionnement est bon pour les jeunes chevaux ? Pour l'animal, la répartition de la substance osseuse aurait été plus égale et de meilleure qualité si on lui avait simplement laissé le temps de maturer un peu plus longtemps. Alors que la croissance en longueur du canon s'arrête aux alentours de 1 an et demi, l'augmentation de la circonférence du canon se poursuit jusqu'à près de l'âge de 5 ans, et la même chose peut être dite pour la croissance de tout autre membre du corps, avec les os situés plus haut dans le corps maturant plus tard. >>  
5. Enfin le dernier problème pour moi est l'approximation globale qui ressort de l'article d'Equisense... L'étude utilisée comme base a été lue en diagonale pour n'en ressortir que quelques éléments biaisés allant dans le sens de leur argumentation, on met sur le même plan exercice physique et vie au pré, on se base sur une étude parlant de travail monté mais on conclu en parlant de travail à pied, on dit "oui on peut travailler tôt mais pas trop" sans savoir ce qu'ils entendent pas "travail" ou "trop"... Assez surprenant de la part d'Equisense qui publie le reste du temps de très bons articles !

Bref, beaucoup de monde s'est emballé autour de cet article mais en réalité après lecture et recherche, aucune étude scientifique ou vétérinaire ne valide le fait que commencer le travail précocement à 2 ans est bon pour les chevaux. Bien au contraire : je ne peux que vous encourager à lire intégralement l'article passionnant du Dr Bennett (vraiment, c'est une pépite !) qui démonte toutes ces idées reçues et remet les choses à leur place. Donc monter à 2 ans, travailler à pied intensément à cet âge (attention à la longe qui tire pas mal sur les membres par exemple !), c'est bel et bien NON !



Faut-il attendre la fin de la croissance de son cheval pour le monter ?


Reste alors la question : quand peut-on monter son cheval sans passer pour un tortionnaire ? Faut-il attendre la fin totale de sa croissance à 7-8 ans ? Là encore, c'est le docteur Deb Bennett qui répond à cette question dans son étude et donne le programme à suivre pour allier plaisir de monter et respect de l'intégrité physique de son cheval :

  • 2 ans : commencer à manipuler son cheval et à l'habituer à toutes sortes de situations.
  • 3 ans : lui apprendre le montoir et la sensation d'un cavalier sur le dos (c'est donc bien le débourrage au sens strict du terme, comme décrit au début de cet article).
  • 4 ans : commencer à le monter de façon régulière pour lui apprendre la direction, les différentes allures et l'arrêt. Pas plus.
  • 5 ans : lui apprendre les bases de sa discipline de prédilection (commencer le travail sur 2 pistes, sauter des croisillons, allonger la durée des balades... suivant vos objectifs futurs avec votre équidé).
  • 6 ans : commencer enfin le travail, le vrai, pour avoir enfin un cheval bien mis !

Je décriais donc la tradition de débourrer à 3 ans mais en réalité, ce n'est pas ça le vrai problème. Le problème, c'est que passé le débourrage, beaucoup de cavaliers mettent directement leurs chevaux au travail comme des 5 ans (parfois sans même faire une pause post-débourrage), pratique encouragée par notre système de concours. C'est comme ça qu'on voit des jeunes de 4 ans en Cycles Classiques  d'obstacle enchaîner des barres à 1 m... ! Ce qui est trop éprouvant pour un squelette encore en construction et en consolidation... Des 4 ans travailler sur le plat sur la main, enchaîner les mouvements sur 2 pistes, travailler tous les jours montés sur des séances d'une heure.... A cet âge, ni le corps ni (bien souvent) le mental ne sont prêts pour de tels exercices. La fameuse "crise d'ado" ne serait-elle pas simplement l'expression de jeunes chevaux trop vite mis sous pression, trop vite mis dans un moule de travail ?

Pourtant, je sais maintenant combien il est difficile parfois de se refréner quand on est propriétaire d'un jeune cheval. Ils progressent si vite à cet âge, on a tellement hâte de voir jusqu'où on peut aller, d'atteindre de nouveaux objectifs à deux. Je dois avouer que c'est cette impatience qui m'a d'ailleurs fait réviser mon jugement sur le fait de débourrer à 3 ans et monter à 4. Mon cheval étant un réformé de courses, j'ai pu m'apercevoir que c'est enfaîte pas si mal de manipuler et habituer au matériel de façon précoce : j'ai un jeune cheval qui connait plus de choses et est donc bien plus zen et facilement manipulable que ses compères sortit du pré à 3 ans. Les études que j'ai pû lire m'ont ensuite rassurée sur le fait que monter sur son dos à 4 ans pour des séances légères n'est pas un crime. C'est ainsi que moi qui m'étais jurée d'attendre le plus longtemps possible pour monter le jour où j'aurais un jeune cheval, je me retrouve à monter le mien 2-3 fois par semaine, pour des séances de 15-20 min (30 min max longe comprise) où on ne fait rien de plus dur que des transitions et travailler la direction. Mon objectif pour cette année des 4 ans est simplement de pouvoir sortir en petites balade régulièrement, aux 3 allures, le tout en sécurité pour s'amuser et qu'il prenne gentiment du souffle et du muscle.

Travail du jeune cheval de 4 ans.
Cheval de 4 ans en balade au pas de 15 min, clairement surmené.

Au final, je pense même qu'il est bénéfique de commencer à monter gentiment à 4 ans (en faisant des pauses dès que le besoin se fait sentir), même si ce n'est qu'une conviction que j'ai. Mon cheval semble bien dans sa tête, cela varie ses activités et surtout, en même temps qu'il poursuit sa croissance, son corps évolue pour s'adapter spécifiquement au fait de me porter : il apprend à gérer son équilibre avec moi sur son dos, développe la musculature qu'il faut, son cardio... Comme pour un être humain, je me dis qu'il doit être plus facile de commencer un sport à 12 ans qu'à 30 ans car le corps a une capacité d'adaptation plus grande quand on est jeune et se modèle pour répondre au mieux aux contraintes de l'activité pratiquée. Bien sûr, il ne faut pas que cela soit au point de créer des modifications osseuses comme observées chez les Pur Sangs courant à 2 ans. C'est pourquoi l'exercice doit être modéré et progressif, afin d'aider le cheval à se préparer à une activité future plus intense. Mettre au travail un cheval de 8 ans qui a eu le temps de prendre goût à une vie sans être monté et qui n'a pas développé la musculature pour porter en sécurité un poids sur son dos me semble plus "violent" et difficile, du moins sur le papier, que préparer lentement et sur le long terme un cheval à l'équitation.



Le dernier mot Jean-Pierre...


Je pense que j'en ai déjà bien assez dit ; je vais donc me contenter de faire un résumé rapide pour ceux qui auraient sauter l'article pour en savoir la conclusion.

  • Faire travailler un cheval à 2 ans sous la selle (ou intensivement à pied) provoque des modifications osseuses pas vraiment souhaitables car créant des déséquilibres et augmente le risque de tendinites et autres atteintes locomotrices précoces.
  • Débourrer à 3 ans n'est pas une mauvaise chose tant que le cheval n'est pas réellement mis au travail avant ses 5 ans, 6 ans pour exploiter pleinement ses capacités.
  • A titre personnel, je pense que monter occasionnellement à partir de 4 ans permet de préparer progressivement le cheval sur le plan mental comme physique, lui permet de se développer de façon à pratiquer l'équitation en sécurité (c'est-à-dire sans se blesser, pour lui comme pour nous).
  • Et pourquoi pas revoir le système des concours pour ne pas les autoriser aux chevaux de moins de 5 ans afin de ne pas encourager à aller trop vite en besogne ?







7 commentaires:

  1. Article très intéressant, merci. C'est vrai qu'il y avait des choses qui me dérangeaient dans l'article d'Equisense, mais j'avais pas pris le temps de creuser vers l'article d'origine.
    Tu soulève un point très intéressant : la différence entre debourrage et travail intensif. En effet, j'ai l'impression qu'on va sans doute trop vite après le debourrage, parce qu'on est souvent dans un monde d'objectifs, de compétition, mais aussi d'habitudes.
    Autre point qui me parait aussi important, c'est de faire attention à leur mental. Ça doit quand même être un sacré truc dans leur tête de se retrouver avec un cavalier sur le dos!
    Je crois que le mien n'est pas tout à fait prêt, ni dans sa tête, ni physiquement (ce dos pas musclé ouille). Alors je me tiens à mon objectif de monter sur son dos pour ses 4 ans, et plein de travail à pied et d'apprentissages d'ici là.
    Mais c'est vrai que c'est dur d'être patiente parfois. Tu dois trop apprécier toutes ces petites balades avec Easy (et lui aussi 😁).

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    1. C'est clair que physique ou mental, il ne faut négliger aucun des deux !

      Il me tarde d'avancer dans le travail avec Easy mais je reste à son écoute avant tout ! Quand il m'a fait le coup de plus se laisser attraper au pré 2 jours, j'ai tout de suite pensé que c'était un signal pour dire que quelque chose n'allait pas dans le travail => hop une semaine que de travail à pied pour qu'il souffle et renforcer notre lien ! Bon, il s'est blessé ensuite donc les vacances se prolongent mais on reprend tranquillement... par des balades au pas ! Le plaisir avant tout (pour lui comme pour moi dans ce cas là) pour qu'il garde son bon mental !

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  2. Je suis contente d'avoir lu ton article car effectivement l'article d'equisens (dont j'avais trouvé d'autres articles très justes et intéressants) me paraissait presque choquant à dire que finalement c'était pas si mal de monter les chevaux à 2 ans ! Cela me conforte aussi car le programme que tu décris pour le travail en fonction de l'âge est exactement celui que j'avais prévu de suivre pour ma pouliche (qui n'a que 2 ans et demi et vit sa vie de poulain pour l'instant) ! Alors Merci à toi :)
    Justine

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    1. C'était avec plaisir :)

      Et le programme n'est pas le mien hein, mais bien celui d'une vétérinaire ! Je l'applique également ;)

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  3. Pas d'accord avec certaines conclusions. Bénéfique pour votre cheval ne l'est pas pour tous... Faites attention quand vous dénoncez plus haut la même erreur dans certaines études.

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    1. Justement : je parle bien de MON cheval, je dis bien que JE pense, et je renote bien dans la conclusion "à titre personnel". Je pense que j'ai mis suffisamment les formes pour faire comprendre que je parle de mon cas isolé, que je n'ai aucune preuve scientifique appuyant ma conviction et que je n'en tire pas de généralités :)

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  4. Déjà, un grand merci pour avoir décortiqué si sérieusement ET clairement l'article scientifique de base.
    Ensuite, je me retrouve quasi exactement dans le reste ! J'ai commencé à monter sur le dos d'Early (oui, un E aussi ! :D ) vers 3 ans et demi. Juste pour qu'il sache ce que ça fait et qu'il commence à apprendre gentiment. Ensuite, ça a été siiiii dur de ne pas monter souvent !! :D Mais effectivement, je ne le trouvais pas assez développé / porteur, avec des pics de croissance et de croupe en l'air régulièrement, et je ne voulais pas qu'il associe le fait de m'avoir sur le dos avec une quelconque douleur. Donc je me suis réfrénée... :roll: Mais par contre, j'ai continué de le monter environ 1/4h une fois toutes les 2 semaines pour qu'il n'oublie pas et que, quand même, vu le zigoto, il se dise que j'étais trop lourde pour essayer de me mettre par terre ! :b
    La véto avait l'air de penser que je prenais un peu trop de pincettes avec lui, mais tant pis, plus tard, l'osthéo, par contre, m'a confirmé que c'était un rythme que j'avais eu raison de garder. Maintenant, il a 4 ans et demi et je le monte maxi 2 fois par semaine 1/2h. On verra bien au printemps si j'aurai droit à la crise d'ado quand même ! ;)

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