24 oct. 2016

Que faire au décès de son cheval ? Choisir entre la peste et le choléra.

Le décès de son cheval, une étape difficile qu'on espère affronter le plus tard possible et à laquelle on se refuse bien souvent de penser. Et pourtant, mieux vaut s'y préparer en sachant la difficulté de ce moment, tant du point de vue émotionnel que financier ! En France, la gestion de la fin de vie des chevaux est un véritable guêpier qui appelle à un meilleur encadrement et une vraie réflexion prenant en compte le respect de la dignité de nos équidés et de la sensibilité des cavaliers... contrairement à ce qui a été fait jusqu'ici.



Trois options à la mort son cheval


  • L'envoyer à l'abattoir

L'option la plus rentable donc régulièrement choisie par les structures équines. C'est un choix à faire en réalité AVANT la mort de son équidé. Lorsque l'ont voit que celui-ci décline (ou pour les moins sentimentaux, qu'il ne sert plus à rien car il ne peut plus travailler... ahem !), on appelle un abattoir qui se chargera de venir le récupérer en laissant en contrepartie un chèque à trois chiffres (le fameux prix de la viande, environ 100€ par kilo). Je n'ai pas besoin de vous faire un dessin sur la suite. Bref, une fin de vie qui manque de reconnaissance et de douceur envers son brave compagnon à quatre sabots car peut-importe les moyens déployés, l'abattage d'un cheval reste une expérience traumatisante pour l'animal (stress du transport en camion, stress des lieux inconnus et marqués par la mort, stress durant le passage dans les couloirs étroits de l'abattoir...). Voilà pourquoi la majorité des particuliers n'envisagent pas même une seconde cette option. Malheureusement, certains d'entre autres font alors un compromis dangereux: donner leur vieux cheval pour compagnie, ce qui signifie renoncer à avoir le contrôle sur ces derniers jours... et prendre effectivement le risque qu'il finisse envoyé à la boucherie par un autre (les fameuses "arnaques à la retraite").

  • L'envoyer à l'équarrissage

L'option la plus adoptée par les particuliers car la plus connue et "pratique" (nombreuses sociétés partout en France, facile à mettre en place, paiement facilité, seconde solution la moins cher, pratique ancrée dans les habitudes...) malgré qu'elle puisse également nous laisser des cauchemars concernant les derniers traitements réservés à notre équidé bien aimé. En effet, prenons une minute pour nous attarder sur la définition de l'équarrissage d'après notre ami Larousse:
"1/ Dépecer des animaux pour en tirer la peau, les os, les graisses, spécialement dans le cas des cadavres dont la chair n'est pas consommable. 2/ Lieu ou installation où l'on traite les cadavres d'animaux et les viandes et abats saisis dans les abattoirs par les services d'inspection. (Les équarrissages traitent les matières premières pour les transformer en aliments du bétail, en engrais et en graisses industrielles pour la savonnerie)".
En gros, lorsque votre cheval décède, vous appelez une société d'équarrissage qui viendra le récupérer (dans un délai plus ou moins long, ce qui vous oblige à garder le corps sous une bâche quelque part dans un pré ou l'écurie) grâce à un camion muni d'une griffe qui déposera son cadavre dans une grande benne déjà remplie de d'autres corps, avant d'acheminer le tout vers une usine d'incinération pour déchets ou vers une usine de transformation dans laquelle on extrait les graisses, les protéines et les farines animales pour en faire du savon, de l'engrais etc. Donc en plus de la douleur suite à la perte de votre cheval, vous connaîtrez la peine de savoir son cadavre entreposé dans un recoin non loin de vous (vive les risques sanitaires) puis celle de le voir balancé dans les airs par un membre avant d’atterrir dans une benne avec d'autres corps comme un vulgaire déchet. Mais ça se n'arrête pas là: il faut parfois se bagarrer pour réussir à avoir les équarrisseurs au téléphone et ils peuvent refuser d'aller chercher le corps si l'accès est un peu difficile: à vous de le déplacer donc... Mais là où on vous achève pour de bon, c'est que vous devrez laisser un bras pour financer cette dernière expérience... horriblement mémorable. Car la plupart des numéros des sociétés d'équarrissage sont surtaxés (environ 0,15€ TTC/min) et les prix de la prise en charge varient d'une vingtaine d'euros pour un petit équidé de moins d'un an à environ 800€ pour un cheval de trait. Sachant que d'une région à une autre, les prix peuvent doubler: aucune règle ne semble encadrer l'équarrissage, laissant chaque prestataire libre de fixer ses propres tarifs... et de les augmenter à loisir (par exemple, l'ATM équidés ANGEE a facilité les démarches en proposant des tarifs mutualisés et la possibilité de payer en ligne MAIS a annoncé une hausse de ses tarifs en 2016 car les équarrisseurs eux-même ont augmenté leurs prix. CQFD).

Cheval prêt pour l'équarrissage. Cheval sous une bâche avant d'être mis dans une benne.
La fameuse bâche... Je crois qu'on l'a tous vu au moins une fois... - Crédit: Ouest-France.fr

  • Le faire incinérer

L'option la plus douce pour les propriétaires et la plus respectueuse du souvenir de son cheval... mais aussi la moins répandue. Et pour cause: une seule société propose ce service en France, Horsia, qui possède trois centres d'incinération seulement (Château-Gaillard (01), Nîmes (30), Vimoutiers (61)) et fonctionne sur la base de tarifs assez élevés: 570€ pour un poney A ou B, 770€ pour un âne ou poney C ou D, 970€ pour un cheval (jusqu'à 800 kg maximum !). Et cela sans compter le transport jusqu'au centre d'incinération le plus proche (ce qui peut se révéler être quand même très loin et vous faire une belle facture de 1000€ à 3000€) qui, bien que proposé comme facultatif, est obligatoire puisqu'il est interdit à un particulier de transporter lui-même un cadavre. Outre ces problématiques, sachez également que l’incinération est soumise à l'accord préalable d'un vétérinaire qui doit procédé à un examen et que celui-ci doit être fait très rapidement puisque passé 72h après le décès, l'incinération peut vous être refusée ! Bref, une solution parfaite mais malheureusement peu accessible financièrement et logistiquement.


Lorsque l'on s'intéresse de plus près aux solutions qui s'offrent à nous lors de la perte de son cheval, on se rend compte que cela revient à tomber de Charybde en Scylla. Aucune solution n'est pleinement satisfaisante, les coûts sont exorbitants et à l'heure où la question de l'éthique animale est de plus en plus prégnante, il est incroyable de constater que les choix soient si limités et si peu empathiques. Il est donc normal de se demander comment en sommes nous arrivés, et surtout restés !, là ?



La gestion de la fin de vie des chevaux: des années de débats


2009: fin de l'équarrissage public. Jusque-là, c'était le Service Public d’Équarrissage (oui, ils se sont pas foulés pour le nom) qui s'en occupait en lançant des appels d'offre et passant des marchés avec des entreprises qui prenaient tout le processus en charge. Le tout était financé par des taxes prélevées auprès du commerce au détail de viandes, puis auprès des abattoirs. Mais par manque de compétitivité et suite à d'autres problèmes de gestion (plus de détails ici et ), les éleveurs ont d'abord été appelés à contribuer aux frais et enfin, le service public d’équarrissage a été abandonné. C'est la porte ouverte à toutes les fenêtres, les équarrisseurs peuvent désormais fixer leurs propres prix et c'est à chaque propriétaire de le payer.

2011: l'autorisation de l'incinération des chevaux en France est enfin donnée... sans pour autant qu'un marché ne se crée, preuve en est 5 ans après avec une seule entreprise existante. La faute aux coûts de d'incinération d'un si grand animal que les entreprises ont du mal à supporter ? Un manque de clients ?

2013: les Haras Nationaux font circuler une note de service indiquant que la réglementation sanitaire pour les chevaux destinés à l'abattage a été modifiée. Afin d'éviter de nouveaux scandales concernant la viande de cheval (contaminée ou intraçable car provenant de chevaux envoyés illégalement à l'abattoir), les chevaux ayant fait l'objet d'une rupture dans leur chaîne de traçabilité (en gros: identifiés tardivement), dont le feuillet "traitement médicaux" n'est pas présent et ceux dont les papiers ne sont pas des originaux sont exclus de la consommation. Un nouveau protocole est mis en place: pour chaque médicament reçu, un cheval doit attendre X temps que les molécules aient quitté son organisme avant d'être envoyé à l'abattoir (encore faut-il que tous les vétérinaires et propriétaires soient consciencieux et notent exactement dans le carnet du cheval chaque médicament administré). Envoyer un cheval à l'abattoir ou frauder devient donc un peu plus délicat et mieux contrôlé.

2014: naissance des Assises de la Filière Équine et tenue de la première journée. À cette occasion est discuté le rapport rendu en septembre par le Conseil général de l’Alimentation, de l’Agriculture et des Espaces ruraux (CGAAER) concernant la fin de vie des chevaux. Stupeur: ce rapport propose tout simplement de faire machine arrière et met en avant la boucherie comme LA meilleure solution qu'il faut à tout prix facilite ! Ainsi, il est proposé d'interdire l'exclusion définitive de la filière viande (vous savez, cette case que vous pouvez cocher sur les papiers de votre cheval, et bien désormais si vous vendiez votre cheval, elle ne serait plus valide !) et de faire entrer les chevaux médicamentés dans le circuit grâce à un "sas de blanchiment" de 6 mois (en gros, un genre de camp où l'on garderait les chevaux en les engraissant avant de les abattre, comme cela existe dans d'autres pays). Pire, afin d'inciter les propriétaires à envoyer leurs chevaux à l'abattoir plutôt qu'à les garder en retraite, ils souhaiteraient obliger ceux qui cochent la case d'exclusion de la boucherie à souscrire à une "assurance fin de vie" ! Le plus effarant dans tout ça est que ces solutions sont soutenues par le président de l'Association Vétérinaire Équine Française (AVEF), qui encourageait ces pratiques avant la parution du rapport ! Prenant le contre-pied des Haras Nationaux un an plus tôt, il argue que c'est en faisant rentrer plus facilement les chevaux dans le système d'abattage qu'on limitera les fraudes (plus besoin de falsifier les papiers si tous les chevaux peuvent y être envoyés !)...
Certaines solutions comme l'interdiction de l'exclusion à vie de la filière viande peuvent se discuter: est-ce juste d'imposer son choix si l'on vend son cheval et que c'est donc à d'autres de l'assumer et d'en porter les coûts ? Que dire des gens qui cochent puis qui vendent leurs vieux chevaux pour ne pas avoir à payer l'équarrissage ? Concernant la favorisation de l'envoi à la boucherie, certains y voient là une méthode plus "développement durable" en recyclant en quelques sortes le corps du cheval: mais la production de viande est-elle vraiment moins polluante que l'incinération ? Et quid des tonnes de viande qui sont déjà gâchées car jetées chaque année en France ?... Bref, quelques interrogations mais un rapport qui reste globalement révoltant !

La gestion de la fin de vie des chevaux passera par l'abattoir...
Manifestement, nos chevaux ne sont pas prêts de connaitre le repos... - Crédit: Google images

2015: seconde journée d'Assises de la Filière Équine durant laquelle le rapport est de nouveau discuté mais en présence cette fois d'acteurs d'horizons plus divers et pas seulement pro-hippophagie. Des idées comme créer une caisse retraite pour les réformés de course et leur éviter l'abattoir ou utiliser de vieux chevaux pour l'équithérapie sont évoquées. Cependant, comme le fait remarquer Amélie Tsaag Valren (rédactrice, chroniqueuse, auteur équestre), la réflexion reste limitée et n'aborde pas par exemple la question de l'enterrement des chevaux. Actuellement interdit en France (au contraire du Royaume-Uni ou Canada par exemple), l'autoriser et le réglementer permettrait d'éviter les enfouissements sauvages (de ceux qui n'ont pas les moyens de payer l'équarrisseur ou qui ne peuvent se résoudre à envoyer leur cheval à l'abattoir) et d'élargir le panel d'options des propriétaires avec cette méthode plus "naturelle" (de part nos coutumes et notre histoire) et douce.

2016: malgré le statu quo actuel (les propositions du rapport et des Assises en étant toujours au stade de... propositions, ouf), quelques rares mais bonnes initiatives voient le jour, preuve que l'idée d'une fin de vie plus éthique fait son chemin. Ainsi, l'hippodrome de Maisons-Laffitte a ouvert en début d'année une morgue équine baptisée Baby Love (du nom d'un cheval décédé de mort naturel sur l'hippodrome l'année précédente). Composée d'une chambre froide d'environ 20 m carrés équipée d'un treuil et dotée d'un sol imperméabilisé et désinfectée après chaque utilisation, elle peut accueillir jusqu'à 3 dépouilles et est ouverte à tous les propriétaires d'équidés de la communes. Cette morgue permet d'attendre le passage de l’équarrisseur dans de meilleurs conditions : protection sanitaire, isolation et conservation du corps et ménagement de la sensibilité des propriétaires. Une super initiative récompensée par le Conseil des chevaux de Basse-Normandie qui a décerné le label EquuRES (qui récompense l'efficacité et la performance en terme de préservation de l'environnement et du bien-être animal) à l’hippodrome et au centre d’entraînement de Maisons-Laffitte. 



Le dernier mot Jean-Pierre...


Le lobbying de l'hippophagie est encore très fort et surtout a peine voilé puisque le rapport du CGAAER pointe clairement du doigt que le fait que « le tonnage d’animaux équarris est très supérieur au tonnage abattu », sous entendu que c'est un problème qu'on ne puisse pas produire plus de viande de cheval. Quand on sait que chaque année en France des tonnes de viande en surplus sont jetées, pourquoi encourager cette pratique ? Des chevaux sont élevés dans ce but et il y en a bien assez comme ça qui y vont déjà, pourquoi vouloir toujours plus ? Ne faudrait-il pas déjà améliorer les conditions d'abattage avant de vouloir augmenter les chiffres ? Encore une histoire de gros sous... Il est révoltant qu'un milieu peuplé de passionnés de chevaux soit sous la coupe d'acteurs qui ne pensent à l'animal qu'en matière de profits. Pourquoi sont-ce ces personnes là qui auraient le plus de poids ? À quand plus d'acteurs du milieu équestre consultés, appelés à faire entendre leur voix ?

La fin de vie des équidés est un business très lucratif qui compte justement sur la sensibilité des cavaliers. On encourage à envoyer les chevaux à l'abattoir sous prétexte que c'est un animal de rente au même titre qu'une vache, mais on justifie le prix de l'équarrissage par le fait que c'est un animal de loisir. Les vaches, ce sont nous, de bonnes vaches à lait pour remplir les poches de tout ce petit monde, comme si la peine de perdre sa monture n'était pas suffisante. Il faudrait enfin s'entendre sur le statut du cheval: animal de rente ou de loisir ? D'un côté le Sénat reconnait les animaux comme des êtres sensibles mais de l'autre côté on ne propose comme unique solution en fin de vie de se débarrasser d'eux comme d'un vieux paquet de linge sale ? A quand une vraie réflexion pour proposer des solutions plus satisfaisantes, explorer de nouvelles pistes et en attendant, légiférer pour donner enfin à cadre à l’équarrissage (et éviter ces prix exorbitants et les écarts entre régions) et encourager les entreprises de crémation à se développer ?

Dans tous les cas, cet article m'aura permis de poser un regard un peu plus indulgent (un peu) sur les clubs hippiques qui envoient certains de leurs vieux chevaux à la boucherie. Quand il y n'y a pas de cavalier pour les adopter, tous les clubs peuvent-ils se permettre d'assumer le coup de l'équarrissage ? Alors que certains peinent déjà à maintenir la tête hors de l'eau après le passage de l'équitaxe ? L'abattoir plutôt que l'abandon... La morale de cette histoire est qu'en attendant de nouvelles solutions, il vaut mieux économiser en avance pour ce jour funeste qui reste VRAIMENT une expérience douloureuse jusqu'au bout...













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4 commentaires:

  1. Comme tu le dis, malheureusement, on n'offre pas la possibilité aux propriétaires de chevaux d'offrir un départ dans le respect et non traumatisant pour les propriétaires.

    Rien qu'à lire des témoignages à propos de l'option équarrisseur je me suis fait des films atroces.

    C'est pourquoi il y a plusieurs mois déjà j'ai pris la décision (ma jument n'étant plus toute jeune, même s'il n'y a pas d'âge pour ça) que je ferai appel aux services de Horsia au moment venu. Ça coûte un bras, notamment parce que le rapatriement n'est pas donné (et encore j'ai pu voir que je n'étais pas trop mal lotie comparée à d'autres régions pour lesquelles le tarifs est plus du double du mien !), mais j'ai déjà mis le nécessaire de côté pour ça, ce ne sera donc pas de l'argent qui me manquera à ce moment là.

    C'est au moins une chose pour laquelle je suis sereine depuis ma décision prise. Grand soulagement quand j'ai découvert l'option de l'incinération.

    Bon article !

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  2. C'est génial que tu ais pris les devants et que tu ais déjà pu rassembler la somme nécessaire ! Au moins ça de moins dont s'inquiéter quand viendra le jour J...

    Maintenant que je sais tout ça grâce à la rédaction de cet article, je pense que je ferais de même lorsque je deviendrais propriétaire: ne pas trop tarder à me créer une cagnotte "fin de vie" pour être sûre de ne pas avoir à connaitre le déchirement de ne pas pouvoir offrir un départ digne à mon cheval.

    J'espère quand même que d'ici quelques années d'autres entreprises se mettront à l'incinération et que les coûts et les distances à parcourir diminueront...

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  3. Bonjour,

    Un article qui résume bien le peu de solutions (s'il y en a réellement une) pour les réels amoureux de leurs chevaux, qui n'ont parfois pas les moyens pour une incineration, et encore moins l'envie de savoir leur meilleur ami transformé en croquettes ou en produits cosmétiques...
    Par contre, en ce qui concerne l'equarrissage, j'ai entendu dire qu'en passant par les HN et donc en les réglant eux et avant le passage du camion, on évitait les frais parfois énormes ?

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    1. Bonjour,

      Les Haras Nationaux sont désormais remplacés par l'IFCE et celle-ci propose de passer par l'ATM équidé ANGEE (dont je parle dans l'article) qui, grâce à un système de mutualisation des tarifs par département ou région il me semble, a fait baisser quelque peu les prix puisqu'elle les a négocié. Donc la facture est surement allégée mais reste quand même salée ! (Les prix annoncés dans l'article sont tirés de leurs tableaux)

      D'autant que cette association est aussi soumise aux fluctuations de prix des équarrisseurs: s'ils augmentent leur tarif, elle peut soit décider de combler la différence avec ses propres fonds, soit augmenter elle aussi le prix de son service pour ne pas être en déficit... ce qui se passe cette année ;)

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