12 janv. 2015

L'hippophagie, un combat mal choisi ?

Cet été, Brigitte Bardot avait rendu public son testament dans lequel elle annonçait que si elle ne réussissait pas à faire fermer les abattoirs équins avant sa mort, elle aurait raté sa vie. Dans une lettre ouverte au président de la République, elle présentait cela comme étant l'une de ses dernières volontés et lançait même une pétition. De quoi relancer à grand bruit la campagne contre l'hippophagie... Et saisir l'occasion de revenir sur ce sujet sensible et d'expliquer les raisons pour lesquelles moi, cavalière et amoureuse des chevaux, je ne signerai pas cette pétition.


Diaboliser l'abattage des chevaux, une méthode (trop) facile


On a tous vu les campagnes de communication des militants, basées principalement sur des images de chevaux pendant tête en bas et se vidant de leur sang. Associez cela à l'imaginaire commun du boucher comme un personnage sadique et cruel, se tortillant la moustache avec dans la main un grand couteau associé à son tablier plein de sang, ça y est, vous avez convaincu tout le monde que manger du cheval, c'est barbare. Tout simplement car on joue sur la corde sensible des gens et on dégaine les images gores et bien choquantes. Une méthode facile et révoltante. Car ce qui gêne la plupart des gens n'est, au final, pas le fait de manger du cheval, mais l'idée qu'il a pu souffrir, que c'est sale etc. Mais arrêtons de nous voiler la face, vous connaissez beaucoup de viandes préparées sans qu'un animal meurt et que du sang soit versé ? Eh oui, c'est pas propre, c'est pas beau, mais c'est pas nouveau et c'est pareil pour tous les animaux. Pendre le cheval par les membres pour l'évider fait partie du processus de récupération de viande et même si c'est traumatisant à voir, ça ne veut pas dire qu'il a forcément souffert avant. 

Faut-il condamner l"hippophagie ?
Les abattoirs, lieux de torture ? - Crédit: Charlie Hebdo

Car oui, l'abattage des chevaux en France est une activité tout de même très contrôlée par l'Etat et qui est (la plupart du temps, comme partout il y a des gens qui font mal leur travail) fait dans le respect de l'intégrité des chevaux. Il existe des Responsables Qualité dans les abattoirs, qui sont des personnes chargées, entre autres, de vérifier que les chevaux ne souffrent pas et qu'ils sont bien traités et ce, du moment où ils descendent du camion à celui où ils sont endormis. De plus, des vétérinaires sont impliqués dans le processus, l'étourdissement en France est appliqué presque systématiquement ("presque", car ce n'est pas le cas pour l'abattage rituel...) et certains éleveurs consciencieux emmènent eux-mêmes leurs chevaux jusqu'à l'abattoir afin de s'assurer qu'ils ne soient pas maltraités durant le voyage, après une vie passée dans la quiétude à brouter dans un pré. L'hippophagie n'est donc pas obligatoirement synonyme de maltraitance comme on cherche à nous le faire croire. A quand alors une campagne qui se basera sur des chiffres, des faits, une vraie réflexion ?

Quant à l'argument selon lequel un cheval ne se mange pas, il est trop facile d'y répondre "et pourquoi un cheval serait moins digne d'être mangé qu'une vache ?". Même si ça peut nous sembler évident à nous, cavaliers, pour être crédible et avoir un vrai levier d'action, il va malheureusement falloir trouver mieux.



L'hippophagie comme moyen de sauvegarde des races et de protection des chevaux


Imaginons que malgré tout, nous décidons d'arrêter de consommer de la viande chevaline en France. Ce n'est pas moi qui irais pleurer. MAIS (car il y a toujours un mais), que ferait-on de tous ces chevaux dont personne ne veut ? Bien sûr c'est triste les chevaux qui, parce qu'ils ne sont pas assez performants, finissent au couteau. Bien sûr c'est révoltant de voir un papy-poney qui, après des années de loyaux services, part dans le mauvais camion car il ne sert plus à rien. Mais personnellement, même si je le voulais, je n'aurais pas la place dans mon jardin pour les accueillir. Donc que ferait-on d'eux ? Les refuges sont déjà pleins à craquer, à tels points que certains en viennent à laisser leurs chevaux crever de faim les pieds dans le crottin (lisez les journaux). Alors on les laisserait pourrir dans un pré parce que ce serait moins "déshonorant" et cruel ? C'est la triste réalité, mais tout comme l'euthanasie des chiens dans les SPA, l'abattoir permet de faire de la place et de régler proprement et à moindres frais (le nerf de la guerre car une euthanasie, il faut quelqu'un pour la financer) le sort de ceux pour qui on ne trouve pas d'autre solution.

En plus de ça, l’élevage de chevaux pour la viande a permis de sauvegarder certaines races de trait. A notre époque où le cheval est devenu inutile dans la société et n'est plus qu'un loisir, les races lourdes (sauf rares exceptions) n'ont plus d'avenir car elles sont peu adaptées à nos disciplines les plus populaires. Bourrées de qualités, elles ne demandent qu'à être revalorisées mais les initiatives de ce genre sont bien trop isolées et, malgré le travail qui est fait pour les mettre en valeur, avez-vous pour autant envie d'acheter un percheron, un boulonnais ou un comtois ? Les élevages autre que pour la viande peinent à survivre faute de ventes et se voient obligés de réduire de plus en plus leurs effectifs, voire de fermer ou d'exporter leurs chevaux. La filière lourde française se casse la figure, il ne reste plus que l’hippophagie comme secteur motivant la production de ses différentes races. Et il est important de sauvegarder ces races de trait, autant pour la biodiversité que pour l'héritage historique et culturel qu'elles représentent.

Jouer sur la corde sentimentale pour discréditer les abattoirs chevalins.
Prendre par les sentiments... Mais quel avenir pour eux  ? - Crédit: Plume-ephemere

Sachez enfin que l'obsession de la lutte contre l'hippophagie peut avoir l'effet inverse de celui recherché. Il est possible sur les papiers de son cheval de cocher une mention interdisant son envoi à la boucherie pour une consommation humaine. HUMAINE. Cela veut dire que votre tendre et cher équidé peut tout de même finir en pâté pour chat, donc dans un abattoir. De plus, cette mention rendant votre cheval impropre à la consommation humaine n'est valable qu'en France. Si vous revendez votre cheval, le nouveau propriétaire peut tout à fait l'envoyer à la boucherie en Italie. En plus de finir au couteau, vous aurez fait gagner à votre cheval de longues heures de camion pour aller à l'étranger. Et dans ces pays, ils sont beaucoup moins regardant sur les conditions de transport (surnombre, chevaux blessés, assoiffés, affamés...). On peut donc comprendre pourquoi certains cavaliers ne cochent pas cette mention, préférant qu'au pire des cas, leur cheval se retrouve dans un abattoir français, à proximité, et qui travaille dans les règles de l'art. De toute façon, sachez que la SEULE façon de garantir qu'un cheval n'aille pas à la boucherie, c'est de le garder avec soi jusqu'à la fin de ses jours et de l'envoyer à l’équarrissage au moment de sa mort.

(N'oublions pas aussi que l'hippophagie est un marché économique qui créer de l'emploi et que sa fermeture aurait des conséquences catastrophiques pour bon nombre d'éleveurs, d'abattoirs...) 



Le dernier mot Jean-Pierre...


L'hippophagie est donc pour moi un combat mal choisi. Ce n'est pas pour l'interdiction de la consommation de viande de cheval qu'il faut lutter. Il faut lutter pour faire changer les mentalités, faire comprendre que lorsque l'on achète un cheval, c'est censé être à vie, qu'il est de notre devoir d'assurer sa retraite, que ce n'est pas un objet dont on se débarrasse lorsqu'il ne sert plus. Il faut lutter pour que les contrôles dans les abattoirs soient plus rigoureux et récurrents afin de s'assurer que le transport des chevaux se fasse dans des conditions décentes et que l'étourdissement soit pratiqué correctement et systématiquement (édit 2016: au vu des nombreux scandales de maltraitance dévoilés ces derniers temps dans des abattoirs français, je pense que c'est LE problème principal et qu'il est urgent de le prendre à bras le corps en condamnant ces abattoirs, en durcissant la réglementation, en multipliant les contrôles à l'improviste, en rouvrant des petits abattoirs de proximité et non ces énormes usines... Je regrette ces dérives de plus en plus nombreuses et horrifiantes qui font changer mon regard sur les abattoirs...). Il faut lutter pour que la France cesse de faire venir des chevaux de pays étrangers, qui voyagent trop souvent dans des conditions déplorables et traumatisantes, alors que nous avons des élevages français de proximité dédiés à la consommation et que tous les ans, des tonnes de viande de cheval sont jetées car non-vendues. Il faut lutter pour trouver une nouvelle place aux chevaux de trait dans nos écuries, soutenir les actions visant leur valorisation ou réinsertion.

Être contre l'hippophagie est un choix qui se respecte, mais quand il est réfléchi et non porté par le simple amour des chevaux car il aurait de nombreuses conséquences qu'il faut anticiper. Il y a bien d'autres combats à mener sans en arriver là car, soyons réalistes, interdire la consommation alimentaire du cheval n'arrivera pas de sitôt. Alors battons-nous pour un but qui a vraiment du sens et que l'on peut atteindre.














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13 commentaires:

  1. Déjà, rien que le terme "hippophagie" est choisi pour diaboliser ceux qui mangent du cheval. Bizarrement, je n'ai jamais entendu parler de "porcinophagie" ou de "bovinophagie"... Personnellement, je ne mange pas de cheval, mais ça ne me pose pas de problème que certains choisissent d'en manger. Ce qui me dérange, c'est d'exploiter un animal pour son loisir personnel, et puis de l'envoyer finir dans un abattoir pour s'en débarrasser.(Et puis, un animal élevé pour sa viande, nourri grassement, c'est probablement meilleur qu'un vieux cheval tout sec...) Mais là, c'est une question de mentalités et de respect de l'animal. Donc,comme tu le dis, mieux vaut améliorer les conditions abattage pour toutes les espèces.

    Par contre, je ne suis pas vraiment d'accord sur le fait que cela préserve les races de traits: les animaux sélectionnés pour la viande le sont sur d'autres critères que ceux pour le travail, ce qui fait forcément évoluer la race.

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    1. Après, c'est mon point de vue avec les éléments que j'ai, mais clairement, je ne suis pas experte. La race ne doit plus être tout à fait la même effectivement, mais elle est toujours présente du moins...

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  2. Je ne mange et ne mangerai jamais de cheval, la raison semble évidente. Et je ne critique pas non plus ceux qui en mangent, ma foi, un cheval est un animal comme un autre, c'est toute la filière de la viande qui est écœurante vue la façon dont sont traités les animaux, de leur naissance à l'assiette.

    Mais alors dire que l'hippophagie permet de sauvegarder des races de chevaux de trait ça me fait plutôt rire. Si ça n'est que pour une question "d'héritage historique et culturel qu'elles représentent", autant en empailler quelques uns pour les mettre dans des musées zoologiques ici et là pour rejoindre les rangs d'animaux ayant un jour existé, plutôt que de les voir naître et finir dans une assiette quelques années plus tard, encore et encore. A part à quelques estomacs, ces espèces sauvegardées ne profitent à personnes. Des espèces d'animaux, il en disparaît des milliers chaque année de la surface de la terre, pourquoi pas des chevaux ? C'est le cours des choses, même si c'est la faute de l'homme, comme je ne sais quel tigre ou panda.

    Je suis attristée de voir que certaines races de chevaux de trait sont menacées de disparaître parce qu'elles ne correspondent pas aux critères des cavaliers (critères qui comme l'a dit Emilie finissent par faire évoluer la race, donc on nous prend vraiment pour des buses), mais je le suis encore plus de savoir qu'elles ne sont encore là que pour finir en chair à pâté.

    Voilà, ça n'est que mon avis, mais on tous libre d'avoir ses opinions, par contre il ne faut pas oublier qu'on parle ici de la vie d'êtres sensibles :).

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    1. Mais justement, comment ils sont traités ces animaux ? Il y a des abus partout, mais contrairement à ce qu'on pense, la majorité vit dans un pré en troupeau, tranquillement... C'est-à-dire bien mieux que la plupart de nos chevaux de sport, ce qui fait réfléchir quand même...

      Quand tu dis "ces espèces sauvegardées ne profitent à personne", l'argument me gêne parce que pour moi une espèce d'animal n'a pas besoin de servir ou profiter à l'homme pour être préservée (sinon adieu tous les animaux sauvages !). Il disparaît des espèces chaque année et pour moi justement, c'est un vrai problème ! Il faut les protéger et arrêter de détruire la faune autour de nous, il ne faut pas être défaitiste, pour l'écosystème et la biodiversité c'est un drame ! C'est pas seulement une question d'héritage.

      On a tous son propre avis effectivement, et c'est bien que tu ai donné le tien car c'est en confrontant des avis divers qu'on fait avancer la réflexion :)

      Personnellement, je préfère pouvoir continuer d'admirer différentes races de trait, même si c'est des chevaux qui vont finir par être mangés (mais qui ont la belle vie avant ça), plutôt que de voir toute la filière disparaître. Tant qu'ils vivent heureux, ça ne me pose pas de problème.

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    2. La plupart des animaux ne vivent pas dans un pré tranquillou pépère en attendant qu'on vienne les chercher non ;).

      Dans un autre contexte ces mots que j'ai moi-même employé me gêneraient aussi (et je les ai mal employés, je le reconnais, je suis la première à ne pas vouloir "utiliser" un animal), mais le terme même de "sauvegarde" pour un animal... c'est sauvegardé pourquoi ? Pour nous. A mon sens c'est plutôt pour sauver les apparences en se disant qu'on fait un beau geste en sauvant ces pauvres animaux victimes de nos progrès. On sauvegarde les chevaux parce qu'ils sont sous nos yeux, mais toutes les espèces qui vivent ailleurs ?

      Des animaux il en disparaît tous les jours, mais pas qu'à cause de nous, c'est dans l'ordre des choses, pourquoi n'en serait-il pas de même pour les chevaux, même si clairement c'est de notre faute. Je ne prends aucun plaisir à admirer un cheval qui va finir dans une assiette. Peut-être vivent-ils heureux, mais ça n'épargne pas la souffrance d'une fin de vie brutale, en plus de la souffrance physique (notamment les transports vers les lieux d'abattage), ils ont conscience de leur propre fin ;). On sauve ces chevaux, mais à quel prix... ?

      On est au moins d'accord sur un point, c'est toujours enrichissant de pouvoir confronter divers avis comme tu le dis, bien qu'ils divergent :).

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    3. Est-ce que tu connais personnellement ce milieu ? Si oui, ça m'intéresse que tu développe ! Mais des dires de personnes que je connais, de ce que j'ai vu et de ce que je lis, les chevaux sont bien au pré, tout comme les vaches. Il n'y a pas vraiment d'autre option de toute façon, ce n'est pas comme les poules qu'on fait vivre en batterie (encore un autre combat...).


      C'est sauvegarder pour la planète ! Si on en fait rien, à ce rythme l'homme sera le dernier être vivant, pas dans les prochaines années, mais ça arrivera. Je parle ici des chevaux, mais je suis pour la sauvegarde de TOUTES les espèces ;) Elles disparaissent à cause de l'homme ou de la façon dont on gère la planète, il est donc de notre devoir de les protéger.

      Pour le reste, c'est une question de point de vue effectivement. Je conçois tout à fait qu'on puisse avoir du mal à regarder des chevaux en sachant qu'ils finiront mangés. Mais comme j'ai dis dans mon article, quand c'est bien fait, les chevaux normalement vivent une belle vie, ne souffrent pas donc pour moi rien de choquant ou de révoltant.

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  3. Concernant les conditions d'élevage des chevaux "de bouche", ce sont les animaux qui ont de loin les meilleurs conditions face à l'ensemble des bêtes destinées à la consommation humaine. Sauf peut être les boeufs de kobé qui sont massés quotidiennement!

    Ils vivent en montagne avec leur mère ou en troupeau, jusqu'à l'âge de 2 ans. Les premiers élevages de viande étaient en Normandie, un terroir qui donnait une viande très grasse de faible qualité gustative. Depuis ils participent à un élevage extensif, qui valorise et préserve des écosystèmes fragiles.
    Des conditions de vie (certes courte) que nombre de cavaliers, sensibles aux besoins fondamentaux des chevaux, rêvent de pouvoir offrir à leur animal.
    Et pour aller encore plus loin, la viande de cheval, à condition de bien se renseigner sur les conditions d'élevage, est d'une qualité rare. Il s'agit d'un animal qui ne reçoit aucun traitement médicamenteux ou hormonal.
    Il me semble (a vérifier) que c'est pour cela que les chevaux de loisir sont de fait exclu de la consommation humaine.

    Par contre je te rejoins sur les conditions de transport qui sont rarement adaptées aux équidés, surtout que une partie importante des animaux élevés en France sont abattus en Italie. C'est le premier marché européen de la viande de cheval.

    Personnellement, c'est le sort des retraités qui me choque et que je trouve profondément irrespectueux envers l'animal. La logique commerciale, des clubs équestres comme des particuliers, qui refusent de prendre en charge un équidé non-rentable, est incompatible avec la définition même de l'équitation de loisir.
    Les particuliers, apprentis-éleveurs, qui continuent à faire naître alors que les boucheries sont pleines de bons chevaux de selles dressés, sont pour moi dans une position aussi égoïste que naïve.

    En tout cas je salue la qualité de cet article "Steak et Moralité", et celle du blog!

    Une cavalière hippophage

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    1. Merci pour ces précisions !

      On est d'accord, le problème est ailleurs, dans tout ce qui est AVANT l'arrivée à l'abattoir... Et on retrouve un peu le parallèle avec les chiens/chats: les gens qui font des portées pour leur plaisir, ou de plus en plus de personnes qui se lancent dans l'élevage alors qu'il n'y a pas de clientèle et que les SPA débordent... Je pense que les éleveurs pro doivent avoir des arguments face à ça, je ne connais pas bien le milieu, mais il reste que ça pose soucis.

      Merci pour ton commentaire et merci beaucoup pour le compliment, ça fait chaud au coeur !

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  4. C'est un éternel débat et tu as du courage d'en parler sur ton blog !!
    Perso je ne mange pas et ne mangerai jamais de cheval, tout comme je refuse de manger des bébés animaux (agneau, veau...). Mais bon, même si on trouve cela injuste ou non, le cheval est un animal comparable à une vache. Alors si on interdit la viande de cheval, pourquoi pas celle de la vache ?

    Mais bon, je reste contre tout de même au fond de moi :)

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    1. Merci. Il faut bien débattre des sujets difficiles, sinon on avancerait jamais.

      De toute façon des fois il y a eu des raisons qui viennent du coeur et qu'on a du mal à combattre ou a expliquer.

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  5. Eh bien, pratiquement tout a déjà été dit, je ne rajouterais pas grand chose de plus, si ce n'est que je suis d'accord avec toi Marylou.
    Je ne mange pas de cheval, mais je ne vois pas de problème à ce que d'autres le fasse (il y a d'ailleurs des cavaliers hippophages, comme un commentaire ci-dessus l'indique. Est-ce qu'on peut prétendre que ces derniers aiment moins les chevaux que les autres, comme toi ou moi ? Je ne le pense pas).
    Après, dire que la boucherie reste le principal débouché des chevaux de traits... Oui. Mais sachant que moins de 30 % des foyers en France consomment du cheval (dixit le pdf du CIV dont tu as mis un lien), je me demande si on ne propose pas plus d'offre qu'il n'y a de demande, et si une bonne partie de la viande produite ne finit pas "à la poubelle", faute de consommateurs suffisament nombreux au bout de la chaîne...
    Le probléme de fond, ce n'est pas l'hippophagie pour moi, mais notre incapacité à trouver des emplois aux chevaux de trait dans notre société : le ramassage des déchets, le débardage ou le travail dans les vignes ne sont pas suffisants pour assurer un avenir à tous les poulains "lourds" qui naissent chaque année (bien qu'en plus, ils soient de moins en moins !)...
    C'est surtout ça le plus préoccupant.

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    1. Merci beaucoup ! Je suis agréablement surprise de trouver autant de "soutien" et de ne pas être la seule à prendre cette position au sujet de l'hippophagie.

      Concernant le surplus de viande, je pense qu'ils doivent en exporter une partie. Mais il n'empêche que oui, il y a clairement un décalage entre la production et la consommation qui montre qu'on n'a pas encore pensé à tout et que des solutions restent à trouver...

      On est bien d'accord pour les traits. Si j'avais assez d'argent plus tard, je m'en offrirai bien un, je trouve qu'ils ont une beauté bien à eux et peuvent faire des montures de balade et de dressage tout à fait convenables! Je pense d'ailleurs à Joyeux, un trait breton qui a fait les Championnats de France de dressage et qui était juste épatant !

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  6. C'est très bien de rappeler que les militants contre l'hippophagie jouent sur la corde sensible avec les images gores ! Sur les blogs je lis souvent du "manger du cheval c'est pas bien" mais c'est vrai que le probleme de l'hippophagie ne se résume pas qu'à c'est bien/pas bien. C'est un éternel débat qui prend en compte beaucoup trop de paramètres !
    Honnêtement, ça me désole de voir des chevaux avoir une mauvaise vie à cause des humains qui les traitent mal, mais voir des chevaux mourir de manière aussi "indigne" me désole tout autant :/ Après je ne compte pas signer des pétitions ou manifester, chacun mange ce qu'il veut (tant qu'on ne me propose pas de gouter !)

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